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Association  Le Périgord en Action

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Notre projet : Comprendre-Expliquer-Construire

 

 

 

 

                                     Info octobre 2019

 

VERS DE NOUVEAUX CLIVAGES

 

Notre Association s’est mise en silence pendant cette longue période de débat national, d’élections européennes et de recomposition politique...bizarrement sans interaction massive des unes sur les autres.

Rappelons l’analyse du Président Emmanuel Macron  qui constatait dans sa lettre aux Français…  « Que certains d’entre nous sont aujourd’hui insatisfaits ou en colère. Parce que les impôts sont pour eux trop élevés, les services publics trop éloignés, parce que les salaires sont trop faibles pour que certains puissent vivre dignement du fruit de leur travail, parce que notre pays n’offre pas les mêmes chances de réussir selon le lieu ou la famille d’où l’on vient. Tous voudraient un pays plus prospère et une société plus juste »…

Environ 1.5 million de Français (gilets jaunes ou pas) se seraient ainsi exprimés. Le Premier Ministre, au terme de la tournée des popotes d’Emmanuel Macron en a rendu public les conclusions …C’est un  succès, c’est celui de tous les Français ! (au prix de douze millions d’euros pour les contribuables quand même). Ainsi, il va falloir baisser, et baisser plus vite, les impôts. » Il est vrai qu’en France comme ailleurs, les grands bouleversements ont immanquablement démarré sur ces questions. C’était déjà le cas de Vercingétorix ou des Grecs qui usaient leurs percepteurs ; sans parler de la Révolution française…

Pour autant, ce grand débat aura déçu par son manque d’ambition,

-        sur la philosophie de l’impôt, sa progressivité ou sa proportionnalité, sur ce qu’il signifie, aussi, d’accession à la citoyenneté ; naguère, seuls les esclaves n’en payaient pas.

-        sur la sempiternelle question de l’ISF ; ce n’est pas parce que les plus riches s’acquitteront de plus d’impôts que les plus pauvres en payeront moins. Sur la récurrente question de l’impôt sur le revenu, valeur plus symbolique que pécuniaire : TVA et CSG (bientôt progressive ?), payés par 100 % des Français combleront bien plus sûrement les déficits de l’État.

-        sur la question des GAFA : ces monstres transnationaux se jouent à leur unique profit des maquis fiscaux du vieux monde. Mais demander plus au puissant tuteur américain expose à de cuisantes réactions.

-        sur l’équilibre entre les métropoles et les communes…etc.

Bref, ce grand débat a rejoint le grand catalogue des idées reçues et des bonnes intentions. On aurait pu s’attendre à une réponse autre aux élections européennes qui suivaient.

Et bien NON 

 

 

 

 

 

Le Rassemblement National reste  en tête en France  23.3% et devance de 1% la liste Renaissance soutenue par le président Emmanuel Macron.

Europe Écologie - Les Verts (EELV) surprennent en obtenant 13,47%, alors qu'ils étaient donnés sous les 10% par les sondages.
Les Républicains réalisent le pire score de l'histoire de la droite (8,48%), très loin du résultat de l'UMP en 2014 (20,81%).
LFI (6,31%) termine très loin des 19,58% de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle.
Les anciens clivages ne sont plus ; sur les 79 sièges dévolus à la France au Parlement européen, le RN et LREM obtiennent chacun une vingtaine de sièges.

 

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REVIREMENT

 

La vie continue en cette fin d’année baptisée le temps 2 du quinquennat et révélatrice d’une réorientation politique et économique du pays. Le Projet de loi de finances 2020 est aux votes en ce moment. Conséquemment à ce qui précède ce budget doit viser à ne pas ranimer le feu social tout en répondant, dans la mesure des moyens disponibles, à l’urgence climatique. C’est donc un budget politique, un budget de paix sociale, un budget d’apaisement. En fait, pour tout dire, un budget d’équilibriste, pas un budget d’équilibre. Il distribue plus qu’il ne réforme ou simplifie l’État. Certes, c’est complexe ; mais encore une fois, en France et malheureusement, ce Gouvernement (maintenu en place), résout cette équation compliquée… par un déficit. 

Plus précisément, accueillons dans le porte-monnaie des Français les 5 milliards de baisses d’impôt sur le revenu ; les entreprises, elles, devront patienter pour voir s’accélérer la baisse de l’impôt sur les sociétés. C’est un coup de pouce au pouvoir d’achat et à la consommation.

Actons également le ralentissement de la croissance (seulement 1,3 % l’an prochain contre 1,4 % cette année (hors conséquences du Brexit sur l’économie française), loin des 2,3 % de 2017) ! Quel revirement ! En trois budgets, le gouvernement est passé d’une politique de l’offre clairement assumée à une politique de la demande qui l’est moins…

La consommation des ménages reste poussive. Les Français attendent et privilégient l’épargne ou la liquidité car traumatisés par l’injonction à redonner d’une main ce qu’on a bien voulu leur mettre dans l’autre et par le sentiment qu’une crise financière similaire à 2008 va se reproduire. Avec ces mesures sociales et l’abandon de la « taxe carbone » il s’agit bel et bien d’un dérapage budgétaire. Qu’il semble loin le temps où Emmanuel Macron clamait qu’il était capital pour la France de réduire son déficit… Notre président avait promis d’en finir avec cette mauvaise habitude. Cet exercice budgétaire devait en être le premier exemple. Notre endettement public frôle les 100% du PIB (plus de 2000 milliards d’Euros). Ce stock de dettes sera, demain, une nouvelle urgence qui s’ajoutera à d’autres car les capitaux empruntés ne servent même pas à financer suffisamment les investissements nécessaires! (19 milliards dans les comptes publics français sur les 370 milliards de dépenses de l’État…)

Autrement dit, la Francedépense plus qu’elle ne gagne, investit peu pour le long terme et se prépare des lendemains douloureux.

 

 

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C’EST DÉJÀ DEMAIN

 

Retraites:

L'exécutif prévoit de fusionner les 42 régimes existants en un "système universel" par points à partir de 2025, en vertu d'une réforme juste et redistributive. Il se dit prêt à négocier pour que la réforme préserve les droits acquis et les espérances légitimes quels que soient les blocages qui auraient pour objet de conserver des régimes particuliers obsolètes. Mais, compte tenu de l'augmentation de l'espérance de vie, il faudra travailler plus longtemps pour maintenir ce système à l’équilibre, précise-t-il.

Plusieurs syndicats de la RATP, de la SNCF et des transports routiers menacent d'une grève "illimitée" à compter du 5 décembre pour s'opposer à ce projet.

On ferme :

Après la baisse importante de l'impôt sur le revenu pour 2020(5 milliards) l’exécutif a  écarté une nouvelle baisse importante de l'impôt sur le revenu en 2021. Sa priorité demeure la revalorisation du travail pour que ceux qui travaillent bénéficient d’un avantage réel sur les autres. Le pouvoir d'achat vient d'abord du salaire ! En creux, les retraités comprennent qu’on va encore baisser leurs retraites (blocage à 0.3% reconduit en 2021).

Des enfants, des enfants…:

Qu’importe la misère des peuples du monde, qu’importe la croissance attendue de la population sur le globe, qu’importe les assauts des militant(e)s écologistes, selon Jean-Baptiste Juillard si la politique consiste à observer l’inéluctable, autant dire qu’elle est morte. Face à cette perspective désespérante, il faut rappeler qu’aucune espèce de fin de l’histoire de l’humanité, de progrès automatique et graduel, n’est assurée. L’argument catastrophiste a sa légitimité intellectuelle, qu’il s’agisse là encore d’écologie ou de procréation. La logique du principe de précaution pourrait s’appliquer non seulement à la nature, mais aussi à la nature humaine. Cela étant, l’honnêteté intellectuelle invite surtout à penser la dynamique qui est à l’œuvre, et qui n’est effectivement pas arrivé à son stade final. Les discussions actuelles sur la PMA ou plus encore la GPA sont le prélude au bouleversement final que constitue un jour la substitution de la machine au ventre de la femme, ce que l’on nomme « ectogénèse » ou plus sobrement utérus artificiel. Dans un livre paru en 2005, le biologiste Henri Atlan remarquait qu’une telle prouesse technique reviendrait à annihiler totalement le rôle naturel du corps des femmes, tout en mettant au monde des enfants qui ne seraient plus le prolongement d’une autre chair. Dira-t-on là aussi que cette permanence anthropologique est un « peu datée » ?

Dans ce dernier trimestre de l’année, une nouvelle expression s’impose -CHANGER DE CAP –suivez le bon sens…IL EST PRES DE CHEZ VOUS.

Nouveau mais ancien, le PRG –Parti Radical de Gauche est au centre gauche de l’échiquier politique. Riche de ses valeurs historiques solides, radicalement laïques, décentralisatrices et républicaines, il s’est ancré durablement dans notre territoire. Il prône le dialogue et le consensus autour de  majorités d’idées dans le débat public pour peser sur la vie politique.
Il paye cher aujourd’hui son  indépendance politique et veut s’ouvrir pour rassembler bien davantage autour de ses valeurs.
La période qui vient enchaine une série d’élections importantes -municipales, départementales, nationales…C’est le moment, pour vous, de nous rejoindre.

                                                                                                                                                 

Jacques Morand
    www.jacquesmorand.fr

                                                                                                             jhmorand@orange.fr