PEAoct2018

Association  Le Périgord en Action

                                                                                                                     RNA :w244003111

 

Notre projet : Comprendre-Expliquer-Construire

 

 

 

                                     Info octobre 2018

 

 

 

Point 1 – Attentif au réseau de la CCI Dordogne à Périgueux et de ses antennes à Bergerac et Sarlat à l’occasion d’un projet de transformation des CCI .

 

S’il s’agit bien de  rechercher de nouvelles économies budgétaires, c’est au final de permettre aux entreprises au plan national de réaliser 400 millions d’euros d’économie en baissant les prélèvements auxquelles elles sont assujetties.

En particulier ,en repensant

-le périmètre des missions financées par la Taxe pour Frais de Chambre (TFC) prélevée sur les entreprises. Pour les missions qui ne seront plus financées par la taxe, d’autres modèles sont envisagés, comme une facturation de services ou de prestations aux entreprises ou aux collectivités, comme le font déjà les Chambres de Métiers et Chambres d’Agriculture.

-la gouvernance et le pilotage du réseau des CCI. Pour harmoniser la parole et les services proposés par la CCI sur l’ensemble du territoire, le Gouvernement prévoit de donner un rôle de pilote effectif à CCI France.

-l’accompagnement des salariés pour que cette transformation sur quatre ans soit réussie en synergie avec les autres chambres consulaires.

 

Point 2 – Attentif à la dégradation de l’environnement économique de notre pays

En septembre/octobre 2008, la planète financière était durement secouée par la faillite de la 4ème banque américaine, Lehman Brothers.  Où en est-on 10 ans après, en Europe ?

Tous les financiers se rappellent comment ils ont vécu les jours  fatidiques pour Lehman : L’incrédulité d’abord quand l’ État américain a refusé la reprise par Barclays… la sidération ensuite  quand il s’est avéré que la faillite aurait lieu, l’inquiétude enfin à l’ouverture des marchés le lundi matin… 10 000 Milliards de Dollars de capitalisation  perdus par les marchés financiers sur la base de produits immobiliers toxiques. Cette destruction de valeur était quasiment sans équivalent, sur une aussi courte période, dans l’histoire de la finance. Les banques américaines ont été les plus sanctionnées .Chez nous, en Europe, les banques ont bien souvent été sauvées ou au moins soutenues par leurs États mais n’ont pas échappé à une dévaluation drastique et salutaire de nombreux autres actifs entraînant des pertes pour elles même et beaucoup d’épargnants.

Aujourd’hui, nos banques européennes ont renforcé leur bilan. Elles sont objectivement en bien meilleures positions pour affronter les situations difficiles ;

MAIS le poids des dettes non performantes (dettes d’Etats) pèsent lourd avec des niveaux de taux longs toujours aussi bas, des incertitudes politiques (Brexit,Italie…)

MAIS l’éparpillement des réseaux limite la taille critique nécessaire pour répondre aux enjeux et aux besoins du développement européen dans les échanges commerciaux continentaux.

MAIS l’esprit d’entreprise cède peu à peu sous le poids des charges, des normes, des opportunismes fiscaux…

Ainsi, nous avons perdu la bataille de la métallurgie, de l’électronique et de l’informatique ;3 domaines qui concentrent les 60 milliards de déficit de notre commerce extérieur…

Dans ce contexte notre  projet de  loi de finances pour 2019, bien corseté par une croissance de PIB molle, bien ceinturé par une dette qui devient « italienne »(on ne se moque pas ) bien ligoté par un pouvoir d’achat en berne s’éloigne des espérances macroniennes «  d’investir pour transformer ».

 

Point 3 –Attentif dès l’ouverture des débats concernant l’élection de nos Députés Européens

A l’occasion des journées d’études à Montpellier  du nouveau Mouvement Radical Social Libéral (MRSL), Laurent Hénart ,l’un des 2 Coprésidents avec Sylvia Pinel a tenu à faire entendre dans le journal –Le Monde - la voix du L comme Laurent ou L comme Libéral. D’aucuns vous diront que le S de Sylvia  ou le même S de Social précède le L dans le sigle et n’a pas non plus sa langue dans sa poche…Extraits

« Oui, l’Europe peut mourir au printemps, il faut dépasser les contingences nationales, quitte à faire cavalier seul, nous aussi ».

Voici une dizaine d’années maintenant que les forces populistes ont déclaré la guerre à l’Europe, à la démocratie représentative, aux libertés, à l’ouverture au monde. Portées par la crise de 2008 et la déstabilisation des sociétés occidentales, elles sont arrivées au pouvoir en Pologne, en République tchèque, en Autriche, en Hongrie. La vague déferle, et rien ne semble pouvoir l’arrêter, ni les doutes qui entourent le Brexit, ni le désordre international semé par Donald Trump, ni la dérive de l’Italie, pays frère, nation fondatrice de l’Union, terre pourtant meurtrie par le fascisme il y a à peine trois générations.

Partout, les mêmes anathèmes, la même pensée unique souverainiste. Pas une journée sans amalgames entre les migrants et les réfugiés, les élus et la mafia, la presse et la propagande, l’étranger et le chômage. Entre Bruxelles et les marchés financiers. Pas une année sans que l’on constate un recul de la liberté d’expression et des droits des populations fragiles ou minoritaires.

« Oui, l’Europe peut mourir au printemps prochain, il faut barrer la route au populisme ; en France, en effet plus de la moitié des suffrages exprimés au premier tour de l’élection présidentielle de 2017 agrégeaient des aspirations extrémistes et populistes, de droite et de gauche ».Il faut donner sa chance au rassemblement des Européens et en examiner les conditions.

J’appelle à un changement complet d’approche du scrutin européen, au sommet de l’Etat et chez l’ensemble des responsables politiques. Ceux de l’« ancien monde », qui, en bons opposants, appellent sans surprise à un vote sanction, comme ceux du « nouveau monde », qui semblent obnubilés par la défense de l’exécutif français.

A son engagement personnel pour l’Europe et au rôle pivot qu’il a attribué à la défense du projet européen dans la conduite de son action, le président de la République doit ajouter la clarification de la stratégie de son parti. La République en marche (La REM) va-t-elle encore faire cavalier seul ? Monter une liste fermée pour défendre le gouvernement, son bilan, son influence ?

Ce serait hélas – et comme toujours – rendre le débat européen prisonnier de contingences politiciennes nationales. Ce ne serait pas à la hauteur de l’enjeu. Car l’enjeu est bien de donner une majorité au Parlement européen et un cap à la Commission. L’enjeu est de construire une force qui veut transformer l’Europe et barrer la route au populisme. C’est dans cet esprit que les radicaux participent à l’Alliance des libéraux et des démocrates pour l’Europe.

 

Tous ceux qui se revendiquent de cette Alliance –Groupe A.L.D.E. au parlement européen-doivent  travailler ensemble. Il faut tendre la main vers les sociaux-démocrates, comme Pierre Moscovici, à la droite modérée, incarnée à Bruxelles par Michel Barnier, en passant par les mouvements écologistes indépendants et les centristes pro-européens… Nous pouvons être, pour la cause européenne, des « non-alignés à La REM, bienveillants et déterminés, des partenaires prêts à dépasser les contingences partisanes pour écrire un vrai projet parlant aux Français si le Président Emmanuel Macron le souhaite ».

Au-delà des sensibilités idéologiques, en France, le combat collectif est désormais engagé pour sauver notre idéal d’un Etat Européen fédéré ; c’est la plus grande inspiration de l’Occident et c’est l’assurance de notre présence dans le concert des grandes puissances de ce monde.

 

Point 4 – attentif aux propositions

 

Le Périgord En Action partagecet idéal européen et souhaite contribuer au débat, non pour convaincre quiconque mais pour expliquer et donner à réfléchir aux futurs électeurs. N’hésitez pas à réagir !

Quoi de concret pour bâtir une Europe vraiment fédérale ?

-        disposer d’un véritable Parlement doté d’une initiative législative, dont le vote serait nécessaire à la ratification de toutes les règlementations communautaires et de l’ensemble du budget européen : il s’agit là d’une condition indispensable pour démocratiser le fonctionnement de l’Union.

-        disposer d’un véritable gouvernement européen constitué d’une Commission resserrée et totalement indépendante des Etats. Les nouveaux commissaires, dont le nombre pourrait être limité à une douzaine (au lieu de 28), doivent refléter la majorité issue des élections européennes, et doivent être responsables devant le Parlement.

-        Parachever l’union économique amorcée avec l’Euro et la Banque Centrale Européenne par une véritable union bancaire, une fiscalité européenne et un « Trésor public européen » capable de lever l’impôt sous le contrôle du Parlement, d’émettre des emprunts obligataires, d’abonder les fonds structurels européens, de soutenir la croissance et de financer les grands aménagements dont l’Europe a besoin, notamment les infrastructures de transport. Pour bâtir une Europe fédérale, nous avons également besoin d’un droit du travail européen, d’une politique énergétique commune et d’une politique migratoire commune…etc

D’emblée, la création de cette fédération européenne à 28 semble hautement improbable : la solution réside plutôt dans une Europe « à deux vitesses » permettant à un petit groupe d’Etats membres de poursuivre le processus d’intégration et laissant aux autres Etats la possibilité de les rejoindre ultérieurement :un noyau dur de l’Europe, c’est-à-dire  17 Etats de l’Union européenne qui appliquent l’ensemble de l’acquis communautaire et qui sont à la fois membres de la zone euro et de la Convention de Schengen.

Avec octobre et son changement d’heure politique, c’est bien l’expression de GARDER LE CAP qu’il convient inlassablement de se répéter

…Retrouver notre esprit de conquête pour bâtir UNE  FRANCE  NOUVELLE dans une EUROPE NOUVELLE avec un Président qui se RESSAISIT.

…Malheur au Pays, dont le Roi est Enfant et dont les Princes intriguent dès matin mangeant (cf. H de Montherlant)

Restons optimistes sur la vision partagée d’une France unie pour mettre en œuvre les réformes trouver les bons ministres et en tirer collectivement bénéfice.

A bientôt, en novembre, pour en reparler.                                            

                                                                                                                           Jacques Morand