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Affaire F.FILLON

 

Ces hommes politiques qui pataugent dans l’argent des autres

 

Que se passe-t-il ?

En réalité, les comportements négligents avec les deniers publics continuent et continuent encore à se répandre partout comme une lèpre à mesure que les budgets publics irriguent tous les recoins de la société, financés à coup de dette (abyssale dette de 2300 millards d’Euros)et à coup d’impôts (tsunami d’impôts submergeant les seuils du ras-le-bol).

On parle parfois de fraude, on parle parfois d’incompétence, mais une chose est certaine, nos hommes politiques sont tellement habitués à patauger dans « l’argent des autres » qu’ils ont perdu tout sens des réalités.

Ils arrivent fort bien à se convaincre que tout le temps et tous les efforts qu’ils consacrent à l’intérêt général reste un sacerdoce , un engagement moral fabuleusement élevé qui devrait leur valoir la reconnaissance éternelle de leurs administrés ; bref, que tous ces efforts leur donnent droit à des petits privilèges de pouvoir, à des petites compensations financières et, dans la foulée, à de petites approximations verbales quand ils viennent les défendre à la télévision. Ils ne discernent même plus à quel point il s’agit de comportements intrinsèquement vérolés, directement à l’origine des discours populistes qu’ils abhorrent par ailleurs bruyamment.

Il est donc très possible que François Fillon soit totalement sincère lorsqu’il se récrie face aux accusations du Canard enchaîné. Sincère, mais hors sol. Pour preuve, un passage de son intervention sur TF1 où dans un renversement des termes particulièrement osé, il déclare en effet :

« Ces attaques me renforcent dans l’idée qu’il y a quelque chose de pourri dans notre démocratie. » !!!

Car supposons maintenant, comme il nous en assure, que son épouse ait vraiment travaillé. Était-il seulement convenable de la rémunérer à des tarifs qui sont allés jusqu’à 7 900 euros par mois ? Pas d’incertitude sur ce point, les fiches de paie existent. Avouez que c’est coquet. Selon René Dosière, le salaire moyen des assistants parlementaires serait plutôt de 2 500 euros (cf. publication de Nathalie MP dans le journal POLITIQUE).

Sur une enveloppe moyenne de 9000 Euros par Député, il ne restait plus grand-chose pour les collègues de Madame P.Fillon dans sa petite équipe de l’Assemblée où personne ne l’a vue.

Mais finalement, dans le cas précis des parlementaires, qui se votent les enveloppes, les plafonds, les frais de représentation et les règles censées assurer la probité et la transparence de la vie publique, il ne peut y avoir de problèmes sur de quelconque prime ou salaire !

Il n’y a qu’un énorme conflit d’intérêt et son cortège d’abus financier et d’immoralité garantie et il y a donc bien quelque chose de pourri. Mais au-delà des « boules puantes » de campagne électorale, c’est la présence tentaculaire de l’État qui est directement en cause.

 François Fillon semblait vouloir proposer d’en amorcer un recul ; on le voit aujourd’hui s’ébrouer dans le bain  de « l’argent des autres » et s’offusquer qu’on le lui rappelle !

Si l’État, à travers les hommes politiques qui le servent, ne nous apparait pas assez vertueux dans ses pratiques, la seule solution efficace n’est pas d’en garantir ou d’en stabiliser le rayon d’action, dixit Mr F.Fillon, mais bel et bien d’en limiter considérablement la portée. Il faut un véritable appel à l’initiative et à la responsabilité individuelle :

C’est ce que porte E.Macron