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photo SUD OUEST - Y.GUENA et P.BOURLAND au centre;JJde PERETTI et D.BOUSQUET en arrière plan

 

Yves GUENA NOUS QUITTE .

 

Mon père Yves MORAND connaissait mieux Pierre BOURLAND qu’Yves GUENA.

Y.GUENA, comme le rappelle la presse vivait …  « la tête à Paris et les pieds en Dordogne »

P.BOURLAND vivait, un cran au dessous…  « La tête pour la Dordogne et les pieds bien ancrés dans cette Terre du Périgord »

Pierre Bourland  travaillait chez Aster, cette usine de chaussures de Saint-Germain-du-Salembre, où il a fini chef de la fabrication avec 240 personnes à encadrer.

Mon père était Fondé de Pouvoir à la Société Générale de Périgueux et rencontrait régulièrement ce Client particulier mais important qu’il décrivait  comme meneur d’hommes, soulignant son humanité et son autorité naturelle.

Ces Personnages étaient frères d’armes, chacuns à leur niveau, bien sûr ;

Il ne s’agit pas de confondre les histoires personnelles de ces hommes d’action mais de reconnaitre que pour le plus illustre Y.GUENA elle ne s’est jamais éloignée de la grande, se confondant même souvent avec elle.

Pour Pierre Bourland, son histoire évoque bien sûr l’ombre de  la Résistance que cet enfant de Saint-Germain-du-Salembre a rejointe très tôt, pour venger son père arrêté pour avoir traité Pétain de « vieille baderne ». Mais c’est aussi dans l’ombre de ses mentors qu’il a tracé son parcours politique. De Gaulle, Chirac, et surtout Y Guéna, au plus près du terrain, en Dordogne.

 « Seule la mort pouvait nous séparer », confie Yves Guéna dans l’ouvrage L’Ombre et la Lumière dédié à son ami.

Dès qu’Y.GUENA fut arrivé en 1962 et pendant trente-huit ans, P.Bourland fut en effet son plus fidèle et ardent complice et « compagnon ».

La lumière a jailli ensuite éclairant les victoires, jamais acquises, toujours arrachées : Energie et Engagement pour les combats politiques virils et francs dans ce Périgord éternellement « terre de mission » pour l’idéal gaulliste.

La première élection d’Y.GUENA en 1962 ouvrait une voie étroite pour les combats suivants de 1968, de 1989 avec la victoire au Sénat, de 1992 avec la « prise » du Conseil général et de 1993 avec le grand chelem aux législatives.

Tout ça est bien loin : à cette époque les téléphones portables n’existaient pas et encore moins Internet, les campagnes ne se menaient pas sur Twitter ou Facebook, mais bel et bien dans un porte-à-porte assidu, dans des liens de proximité, voire d’amitié, au-delà des clivages. Il était, par exemple, malvenu d’attaquer de front les communistes, au nom du combat mené de concert contre le nazisme, surtout en Sarladais.

Mon père ,lui, était de 1921 ; évadé d’Allemagne au début de la guerre, il avait rejoint la Résistance Sarladaise pendant 2 ans avant de se faire reprendre en 1944 à la gare de Siorac en Périgord et fait prisonnier à nouveau .

Il n’en a tiré aucune gloire ;il a beaucoup souffert ;il en parlait peu ;par contre intarissable lorsqu’il fallait défendre les « croisades » de la vie sous le signe des valeurs, de celles qui dépassent largement les clivages d’opinion, celles du courage et du désintéressement.

On savait alors créer des réseaux, tout sauf virtuels, nécessitant une connaissance précise des us et coutumes politiques périgourdins.

Au nom de toutes ces valeurs défendues et pour l’exemple que pourrait en tirer les Dirigeants actuels de notre mouvement de pensée,

                                  HOMMAGE A YVES GUENA