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INDEPENDANCE D’ABORD - ALLIANCES APRES

 

 

Malgré quelques jours de vacances, malgré un relatif détachement de la contingence quotidienne, j’atteints ces jours ci des niveaux d'exaspération politique proches des inondations de notre Vézère ou Dordogne. Chaque jour vous balance directement dans le ventre la honteuse réalité. Nous vivons dans un pays malade de partout, avec à sa tête des Français, aussi larges de grosse tête que petits dans leurs convictions, élus par la magie de tous nos renoncements, assis sur leurs privilèges, vidant les caisses à tour de rôle  et à tours de bras sous nos yeux ébahis, se moquant allègrement  de nos avis , de nos écrits, s'octroyant des primes, des salaires, des taux, des toits et des avantages généreux, inventant des lois scélérates sous la panique, chantant la Marseillaise au Congrès de Versailles, la larme à l'œil entre deux mises en examen, désertant leur poste à l'Assemblée, démissionnant ou non de leurs ministères pour retrouver leur Mairie, leur Département, leur Région, profitant de leur poste, les yeux dans les yeux, pour placer l'oseille au frais, écrivant des livres de promesses malodorantes, courant de plateaux en plateaux pour déverser leurs éléments de langage, vidant le langage de tous ses éléments, bafouant la vérité au profit du profit, mentant le mardi pour se repentir le jeudi et se représenter le dimanche, la gueule enfarinée, rasant gratis et sans état d'âme, bénis par leurs camarades de promotion, coudes à coudes, soudés, calés dans les dorures, au son de la trompette républicaine lustrée par notre impôt massif et notre dette souveraine :

Même le Parti Radical Socialiste, comme Europe Ecologie Les Verts a succombé aux sirènes du Président en toute contradiction et mépris avec ses engagements, ses idées, ses militants…dixit son Président, J.M.Baylet sur l’organisation territoriale de la France et nouveau Ministre sur le sujet :

…. »Nous avons critiqué la méthode employée par le gouvernement : la précipitation qui a entouré les contours de ce texte, le choix de diviser la réforme en deux textes examinés successivement, et le choix de discuter du redécoupage des grandes régions avant d’aborder les compétences des différents échelons. Nous nous sommes également opposés à l’engagement de la procédure accélérée sur ce texte fondamental.

Lors du Forum républicain, organisé par notre formation, le Premier ministre avait affirmé que la réforme n’aboutirait pas à la suppression des Conseil départementaux en zone rurale (soit environ une cinquantaine de départements).

Cependant, le texte final démontre que la vision du gouvernement en matière de politique de décentralisation est devenue illisible. Par exemple, alors que le Parlement a rétabli la clause générale de compétences pour les conseils généraux et régionaux, dans la loi MAPAM, la loi NOTre aujourd’hui la supprime. Par ailleurs, en dépit des engagements pris par le Premier ministre, le texte examiné est le même que celui présenté en conseil des ministres en juin dernier. Il procède notamment à la dévitalisation des départements au profit (principalement) de l’échelon régional, à la « rationalisation » de la carte intercommunale en instaurant un seuil arbitraire de 20.000 habitants inadapté aux bassins de vie, principalement dans les zones rurales et de montagne.Nos Sénateurs ont voté CONTRE.

Le nouveau ministre  PRG va avoir bien du mal en quelques mois à procéder aux clarifications des compétences de chaque catégorie de collectivités territoriales et leurs relations avec l’Etat, adapter l’organisation départementale en prenant en compte le fait métropolitain, en respectant la libre administration de chaque collectivité et sans tutelle d’un échelon sur les autres. En d’autres termes, à concilier efficacité rigueur et proximité de l’action publique locale. »

Des fois que les radicaux socialistes, centristes avant tout, aient quelques velléités de faire cavalier seul, ou de lorgner vers un candidat plus amène, il était urgent de les ramener au bercail hollandiste.

 

Voilà, exaspéré,vous dis-je.


Les Républicains veulent faire avec l’UDI ce que Hollande et son PS font avec leurs pseudo alliés.