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En cette période marquée par des attentats – parmi les pires commis sur le territoire – par des assauts du RAID commentés en direct par les médias en France et en Belgique – par les marches et rassemblements des citoyens compatissant au malheur des familles en deuil et dans l’attente des enterrements et de l’hommage de la Nation aux victimes  comment voulez –vous que les Périgourdins aient la tête aux élections régionales des 6 et 13 décembre ?

Après une suspension de la campagne ,globalement respectée malgré quelques anicroches dans l’unité nationale, des affiches et tracts recommencent à apparaitre, et certains candidats ont tenu des réunions ici ou là.

Alors que le PS a décidé d’attendre aujourd’hui -lundi 23 novembre- date du début de la campagne officielle, pour retourner sur le terrain, le parti Les Républicains (LR) et le Front national ont déjà noirci leurs agendas.

Le parti de Nicolas Sarkozy n’avait pas donné consigne aux candidats sur le jour de reprise. Les têtes de liste se sont simplement coordonnées pour reprendre à leur rythme.

Comment, une fois passée cette vraie-fausse suspension, activer le cours normal d’une campagne électorale alors que les mesures d’exception en vigueur sont susceptibles à tout moment d’en entraver le cours ?

Quelles que soient la réponse, il est difficile d’imaginer que la campagne électorale puisse se dérouler dans un climat qui permette d’informer correctement les électeurs sur les enjeux de cette élection.

La route  jusqu'au 6 décembre n’est plus qu’un tunnel, et la campagne qui devait faire bouger les rapports de force se termine sans vraiment avoir commencé,

Au plan des circonscriptions, aucune campagne précédente n’avait été aussi lugubre et sans ressort que celle là dans la confrontation des idées. D’ailleurs, aucune tête de liste n’est vraiment en demande tant les questions sécuritaires qui agitent les esprits aujourd’hui sont éloignées des compétences régionales ; au grand dam des médias locaux qui restent en panne de matière pour éclairer le citoyen.

Ainsi, les facteurs qui vont peser dorénavant tiennent plus à la représentation qu’aux débats de fond : l’attractivité des têtes de liste va l’emporter pour ces quelques jours sur l'offre politique.

Hors V Calmels n’apporte pas la dimension d’une très forte personnalité politique ; le parrainage d’ A.Juppé lui fait même parfois de l’ombre ;elle qui prône la virginité et le renouvellement ,alors que, lui, représente explicitement le contraire.

Par ailleurs, nos sortants sont pour la plupart socialistes et semblent peu pénalisés par l'impopularité du gouvernement. Au contraire,le positionnement guerrier et la maitrise des évènements sont bien perçus par l’opinion. Les professions de foi prometteuses qui arrivent dans les boites à lettres –A.Rousset ,plus forts,plus solidaires ,Ensemble –avec une page Dordogne- vont compléter cette séquence de reconquête et de gagne.

Y aura-t-il plus de votants ?

Nombreux sont les électeurs « humiliés autant qu’indignés » qui vont voter  à l’extrême droite, quoiqu’ennemis des thèses nationale-socialistes ou anti-démocratiques ; d’autres,à l’inverse, vont aller voir à l’extrême gauche quoiqu’ennemis des thèses anticapitalistes…le scrutin de ces élections va révéler la formation de produits politico-chimiques où les lois des affinités risquent se trouver bouleversées.

Mais c’est surtout l’union d’apparence de la droite et du Centre droit qui va peser.

 "La grande question",  est de savoir quel sera, au second tour, le comportement des électeurs de la liste arrivée en troisième position. Si le F.N. avait le moindre risque de l'emporter et que la droite était assez  loin derrière, est-ce que l'on verrait une partie de cet électorat dit de droite se détourner de son camp pour se reporter sur A.ROUSSET  ? Cela peut se produire, mais dans quelle ampleur ?"

Des électeurs de droite  pourraient vouloir voter au second tour contre le candidat FN. Et si la fusion dans l'entre deux tours de listes PS, EELV et Front de gauche, parties séparément au premier tour, se passe bien –les circonstances y poussent-, cette union régionale les convaincrait que la droite sectaire et clivante n’est pas  la mieux placée pour éliminer ce danger parmi les dangers ambiants que pourrait être la victoire du FN à la Région. Le mode de scrutin est ainsi fait qu’il donne la prime au premier.

 

Dans une triangulaire, il ne faut pas être le troisième.

 

Voilà pourquoi à vouloir éclipser le Fn, le camp de la droite passe à l’ombre de la mouvance de gauche dans l’alignement des planètes politiques.