calmels rousset

 

LES 10 LISTES…LES VOILA

 

 

Ce premier tour des élections régionales préfigure ce que pourrait être pour  la présidentielle de 2017 en Dordogne, la dispersion  des voix  dans l’échiquier politique bordé par le Front national et  la gauche.

Le parti d'extrême droite a confirmé dès le 22  mars 2015, avec une moyenne de 24% des suffrages, sa percée de 2014 aux européennes, au même niveau que l'UMP de Nicolas Sarkozy allié aux centristes, à 26%, mais loin derrière un  PS qui a toujours su rallier ses électeurs au second tour.

Alors duel LR- FN ou duel PS-FN ?

Les analystes les plus prudents sur une réédition de l'élimination prématurée du candidat PS Lionel Jospin en 2002, jugent également probable la présence au second tour de la présidentielle de 2017 de la présidente du FN, Marine Le Pen, sans toutefois croire à la possibilité de sa victoire.

Les élections départementales confirment certes un ancrage local du FN, ce qui n'était pas jusqu'ici son fort en dehors de certaines zones géographiques, mais pour les politologues, sa marche en avant reste entravée par la difficulté à se trouver aujourd’hui des alliés.

 

A DROITE TOUTES…

 

1-   Debout la France avec Pascal BILLAT

2-   Front National avec Robert DUBOIS

3-   Union Populaire Républicaine avec Monique GOUET

4-   Les Républicains avec Antoine AUDI

 

LE PARADOXE DES REPUBLICAINS

 

Pour une grosse majorité de Français, même s'ils ne se sentent pas forcément très éloignés du FN, il y a encore une difficulté à lui confier les rênes du pouvoir : le FN est une puissance mais une puissance solitaire.

Une force désormais assez implantée pour perturber le paysage politique dans un département comme la Dordogne.

C’est à court terme, donc, paradoxalement, pour LES REPUBLICAINS que cette reconfiguration peut se révéler la plus délicate.

Le Nicolas Sarkozy de l’UMP est sorti certes renforcé des départementales mais le Nicolas Sarkozy  de LR  a coupé en 2 son nouveau mouvement entre les tenants d'un discours "à droite toute" et ceux d'une alliance avec le centre. Désormais, en Dordogne A.AUDI, pro sarkoziste, maire de Périgueux a oublié le Centre. Il  se trouve confronté à A.JUPPE comme maire de Bordeaux,  rival de l'ex-chef de l'Etat mais  soutien de sa tête de liste régionale V.CALMELS.

La période qui vient est celle des incertitudes et des tensions internes dans tous les partis de la droite au Centre.

 

A GAUCHE TOUTES …

 

Les verts à l’intérieur et rouge à l’extérieur

 

5 –   Front de Gauche avec Laurent Péréa

6 –   Lutte Ouvrière avec Anne Isabelle Brivary

7 -    Nouvelle Donne avec Patrick Dumas

 

Les rouges à l’intérieur et verts à l’extérieur

 

8   – Faisons Ensemble avec Brigitte Matton

9   – Europe Ecologie Les Verts avec Lionel Fred

 

et

 

10 – Parti Socialiste avec Pascal Deguilhem

 

L’ENJEU EXISTENTIEL POUR LES SOCIALISTES

 

Après avoir perdu, au plan national, une quarantaine de départements et asséché le vivier constitué par les élus locaux et leurs collaborateurs,

le PS est également confronté à la perte de son électorat ouvrier.

Si Les Républicains doivent faire des choix quasi quotidiens vis-à-vis du FN, dans l'esprit de l’électeur de gauche, la distinction est bien plus nette : à gauche, il n'y a pas d'alternative au PS.

Rien n'est joué ni pour les Régionales, ni  pour 2017 .Les plus machiavéliques verraient même des avantages à la déroute de la gauche de la gauche et des écologistes aux Régionales, avec des Verts à 2% et un Front de gauche sous les 5 %.Ce ne sera pas le cas en Dordogne

Ainsi, s’il n'y a pas à gauche de stratégie alternative, ni de poussée de la Gauche de la gauche, les Ecologistes vont devoir en tirer les conclusions, le Parti communiste aussi.

La poussée du Front national amène- de facto- chacun des blocs à se coaliser.

-Si la rupture du PS avec la gauche de la gauche devait se confirmer,

-Si le centre droit devait bien être préempté par L.R.,

il ne reste guère au PS qu'à tenter de rallier une partie des écologistes et le centre "non politique" - la "société civile" - .

Quant à une recomposition plus large sur le modèle de la "grande coalition" allemande, défendue par le Modem et son chef François Bayrou, elle semble décalée et moins que jamais d’actualité.

Même si le Premier ministre Manuel Valls  déclare ces jours- ci qu'il ne faut écarter "aucune hypothèse" pour faire barrage au Front national dans les régions qu'il serait en position de gagner. Il suscite de vives réactions à gauche lorsqu’il évoque notamment dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie une possible fusion des listes LR/PS ; à droite, n’en parlons pas, c’est l’idée même du mot fusion qui est rejetée.

 

10 LISTES – 150 CANDIDATS – 15 A l’ARRIVEE

 

POUR DEFENDRE LES INTERETS  SOUVENT DIVERGENTS DES

PERIGOURDINS

 

Le Front National sera là

La Gauche sera largement représentée par le panachage du 2nd tour

Les Centristes… absents, ignorés, rejetés

 

Et avec ça, vous voulez que la Dordogne soit le Centre Capital de la Grande Région

 

CHERCHEZ L’ERREUR !