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Nomadisme politique : quand les élus ou ceux qui prétendent l’être changent de parti …

 

 

Le phénomène du changement d’allégeance partisane en cours de mandat électoral ou opportunément en campagne électorale appelé nomadisme ou transhumance est somme toute assez répandu dans notre espace politique puisque, aujourd’hui encore, nombre d’élus ou prétendants l’être quittent ou s’éloignent de leur groupe d’origine –exemple des verts ,des oranges, des bleus…il n’y a que les rouges et les noirs pour ne pas bouger, mais ils sont hors de l’arc en ciel !  Ce phénomène est déstabilisant et donc de moins en moins facilement admis par les citoyens.

 Les raisons de ce nomadisme sont multiples, oscillant entre un changement d’idéologie, de principes et de projet de société dans lesquels ces personnes ne se reconnaissent  plus, accompagnées d’un opportunisme politique avec la promesse d’un poste  ou d’une reconnaissance sociale plus importante.

Or, lorsque les citoyens constatent que des élus qui se sont présentés sous les couleurs d’un parti en en défendant les principes et le programme, rompent en quelque sorte ce « contrat moral » et renient leurs présumées convictions d’hier pour adhérer à un parti ou à des idées qu’ils dénigraient auparavant, ils peuvent ressentir un sentiment de trahison, alimentant ainsi un cynisme politique déjà fort répandu.

La question de la « possession » du mandat électoral à quelque niveau que ce soit, est toujours d’actualité :

-          On peut  citer le concept de libre mandat, qui prévaut dans notre société démocratique contemporaine et qui apporte ici un éclairage sur la question. En effet, la Constitution établit que les citoyens, indépendamment de l’élection ou du mode de scrutin de l’élection, élisent leurs représentants et non des représentants des partis politiques. Ainsi, le mandat obtenu des citoyens leur appartient. L’élu représente donc tous les votants et pas seulement ceux de son électorat. Il aurait donc pleine liberté pour décider selon ses convictions.

-           on peut arguer aussi et surtout que les élus sont d’abord élus en fonction de leur appartenance politique, de leurs  idées et des idées de ceux qui le soutiennent. Preuve en est qu’il est très rare que des candidats indépendants obtiennent un mandat. Les élus sont donc responsables devant leur électorat et doivent répondre de leur engagement avant d’en changer.

 

TEL EST LE CAS ,AUJOURD’HUI AVEC LA LISTE DES CANDIDATS POUR LES ELECTIONS REGIONALES CONSTRUITE  PAR A.AUDI           MAIRE DE PERIGUEUX :

ELLE  DEVAIT ETRE D’OUVERTURE, ELLE DEVIENT PARTISANE

Trop de dévoiements apparaissent pour que l’électeur puisse considérer que la constitution d’une liste d’union telle que présentée réponde pleinement aux aspirations radicales et centristes de l’électorat profond de la Dordogne.

Pire, elle tangente ce que la souche paysanne et ouvrière de notre Département encore majoritaire a toujours exécré, c’est-à-dire la tendance néo droitière et fondamentalement bourgeoise et conservatrice du chef lieu.

Elle s’éloigne complètement des idéaux défendus durant la campagne des élections municipales ou l’édile devait rassembler les forces vives pour mieux porter l’espoir de progrès de sa ville et de son rayonnement profitable à l’ensemble des Périgourdins.

 Le retour devant les citoyens va sanctionner cette confiance déçue