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A LA CROISEE DES VACANCIERS DE JUILLET ET AOUT, LE TOURISME EN GRANDE REGION POSE QUESTION

 

         …Il y faudra beaucoup moins d’amateurisme pour y répondre

 

 

ET POURTANT LES TOURISTES REVIENNENT CHEZ NOUS ET REVIENNENT ENCORE  MALGRE NOS DEFAILLANCES ;

POUR COMBIEN DE TEMPS ?

 

 

Repêché de justesse dans la liste des filières prioritaires régionales, LE TOURISME a du mal à se dégager du prisme de l’économie comme seul moyen de vision ou de développement. Le tourisme est un des secteurs clefs de l’économie française et de l’activité régionale ; ne dit-on pas que « la France, est la première destination touristique mondiale !».

 Quantité négligeable pour les uns, moyen de se faire valoir pour d’autres, le secteur touristique est un gros contributeur au PIB national (plus de 7 %) et en emplois (près de 1 million). Il ne parvient cependant pas à être pris au sérieux par les politiques. Il suffit de constater dans chaque nouveau gouvernement à quel rang protocolaire de fin de liste se trouve le ministre (secrétaire d'Etat) en charge du tourisme ; dans les Affaires étrangères,par exemple (sic).

D’ailleurs, il faut bien le dire ici, dans les  majorités territoriales actuelles qu’elles soient du niveau régional ou local dans les nouvelles communautés de communes, peu d’élus maitrisent les notions  d’une industrie touristique. Ces majorités s’étonnent même que l’on puisse parler d'organisation voire d’ingénierie dans ce domaine tant elles sont persuadées que le tourisme vient comme la fleur dans une nature généreuse suffisante en  terre, eau et soleil.

Il est vrai qu’avec nos magnifiques paysages, nos monuments et notre histoire, notre gastronomie réputée ou encore nos statistiques, fausses mais valorisantes (la France, première destination mondiale du tourisme !), il y aurait de quoi se persuader que tout va bien et que tout va durer.

L’Aquitaine n’a aucune stratégie pour son tourisme ; il suffit de rappeler les tensions entre le Président sortant du Conseil Régional et la grande Métropole de Bordeaux, par exemple.

 Il n’en existe que rarement de sérieuses dans les départements, il suffit de rappeler l’exigence pharaonique de Lascaux 4 voulu par un Président de Conseil Général finissant au détriment des dépenses prioritaires du Social et des Routes.

 Quant aux dernières injonctions régionales vers les toutes naissantes Communautés de Communes qui tenteraient d’obtenir quelque budget, c’est tout simplement –mission impossible – tant le décalage entre les 2 mondes est important.

Tout s’est fait par empilages de certitudes et d’actions plus ou moins pertinentes, décidées sans analyse préalable, sinon par jeux  et calculs politiques… Voyez toutes ces campagnes de promotion touristique de villes, de département et de régions, aussi improbables les unes que les autres…En Gironde, à chacun son point G 

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Dordogne Périgord, c’est de l’or…pour qui ?

De toute façon, avec nos plus de 80 millions de visiteurs étrangers ou français, tout va pour le mieux. Pourquoi investir dans la modernisation des équipements, dans l’accueil touristique, dans la formation, dans la communication,… puisque les touristes affluent quoi qu’on fasse ?

 

Pourtant il le faudra bien… A force de chercher un tourisme riche et rémunérateur, au détriment de la qualité et de l’accueil, beaucoup vont se découvrir exclus, pire indésirables au pays des chambres d’hôtes…

  • D’abord et avant tout définir une stratégie –Grande Région –avec les Professionnels en priorisant des filières majeures ayant un réel avenir comme celles touchant au littoral, à la montagne, à l’oenotourisme, au thermo ludisme, l’itinérance douce, le tourisme d’affaires…la préhistoire comme le surf sont très concurrencés sur leur créneau ;
  • Faire monter en compétences chaque filière ;
  • Evaluer chaque année les filières ;
  • Définir un axe fort sur l’emploi et la solidarité. "dispositifs d'aide au départ en vacances, tourisme social et associatif, critères sociaux dans l'emploi touristique, accessibilité" aux personnes à mobilité réduite ;
  • Définir un axe fort sur le numérique via des sites internet dédiés ;
  • Définir un axe fort et une harmonisation sur les taxes de séjour ;
  • Garantir cette stratégie d’ensemble par un fonds d’investissement dédié abondé à budget constant.

      

Pour ce qui nous concerne aujourd’hui, avant l’élection des futurs Conseillers Régionaux, moins d’amateurisme consisterait à bien choisir les candidats  à cette élection particulière.

Il faut arrêter les discours d’autosatisfaction, en finir avec les statistiques travesties et la désinformation,  en terminer avec les errances politiciennes et redonner, à nos côtés, toute leur place aux professionnels.

Le tourisme comme les autres filières prioritaires, ont besoin de responsables politiques impliqués ,compétents , disponibles , (au masculin comme au féminin) pour ériger des valeurs, pour donner l’impulsion, pour tracer des directions, pour globaliser, pour encourager ,pour pouvoir, enfin,  prétendre s’emparer de sujets complexes et les manager.

 

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